Une coopération transfrontalière multi-échelles

Dans la Région Grand-Est, la coopération transfrontalière est particulièrement intense. Elle prend des formes très diverses, ce qui rend sa gouvernance complexe.

La Commission intergouvernemental franco-luxembourgeoise (CIG)

La CIG France-Luxembourg est née d’une convention franco-luxembourgeoise pour le renforcement de la coopération transfrontalière, signée en janvier 2010. Elle a pour mission d’émettre des avis et des recommandations afin de :

  • assurer la coordination et l’information mutuelle sur les projets et actions de coopération transfrontalière conduits de part et d’autre de la frontière par les deux États, les collectivités territoriales et leurs groupements ;
  • promouvoir toute action ou projet de coopération transfrontalière entre les deux États ;
  • assurer l’information du public sur la coopération transfrontalière entre les deux États ;
  • préparer les conventions ou accords nécessaires à la mise en place effective de ces actions.

La coopération à l'échelle inter-régionale

Plusieurs espaces de coopération d’échelle inter-régionale existent entre le Grand-Est et ses voisins, dont la Grande Région.

La coopération à l'échelle locale

Le GECT Alzette-Belval regroupe 8 communes françaises et 4 communes luxembourgeoises (soit 80 000 habitants). Ce GECT a pour objectif de construire une agglomération transfrontalière et de donner un avenir commun à ses habitants, en s’inscrivant dans des stratégies supérieures.

 

Plus à l’Est, l’Eurodistrict SaarMoselle, GECT franco-allemand créé au sein de l’agglomération transfrontalière Sarrebruck-Forbach, développe des projets pour encourager les échanges entre habitants, associations et acteurs régionaux. Il cherche également à créer des synergies entre les atouts mosellans et sarrois pour devenir, à terme, un territoire d’excellence de la coopération franco-allemande.

La coopération à l'échelle des villes

Une coopération complexe

Les structures de coopération sont très diverses, tant par leur étendue géographique que par leur forme juridique. Ainsi, la coopération apparaît morcelée. Les réseaux de villes ne coopèrent pas ensemble, bien qu’ayant des villes en commun (Metz et Luxembourg). Le GECT Alzette-Belval et le réseau Tonicités ne communiquent pas, bien que la ville d’Esch-sur-Alzette soit présente dans les deux structures. Il semble donc manquer une mise en réseau des structures de coopération.

Par ailleurs, à l’exception de la Grande Région, de larges portions du territoire ne sont pas couvertes par des structures de coopération.

La multitude d’échelles d’intervention et le morcellement des structures de coopération complexifient grandement la gouvernance. Par ailleurs, il n’existe pour le moment aucune instance de coopération structurée à l’échelle de l’aire métropolitaine de Luxembourg, contrairement à celle de Sarrebruck (Eurodisctrict). Mais sans structure de gouvernance, comment répondre aux défis qui se posent à cette échelle ?