Les frontaliers du Nord Lorrain vers le luxembourg : constat 2025

En 2025, le Grand Est compte 220 800 travailleurs frontaliers dont 121 000 vers le Luxembourg. 76% de ces travailleurs résident sur le Nord Lorrain. A cette échelle, ils se répartissent sur une très large bande frontalière qui s’étend vers le sud jusqu’à l’Eurométropole de Metz.

 

Sur le reste du territoire du Grand Est, leur présence est bien moins marquée : moins de 50 travailleurs pour les intercommunalités les plus éloignées.

Source : Inspection Générale de la Sécurité Sociale (IGSS), INSEE, calculs AGAPE

*Dans les actifs occupés
Source : Inspection Générale de la Sécurité Sociale (IGSS), INSEE, calculs AGAPE

Source : IGSS, INSEE, calculs AGAPE

Source : IGSS, INSEE, calculs AGAPE

La maille communale révèle également des disparités internes parfois importantes sur des intercommunalités qui affichent des taux de frontaliers modérés. On observe ainsi des gradients géographiques parfois marqués : une logique Est-Ouest sur Damvillers-Spincourt, Nord-Sud pour le Bouzonvillois Trois Frontières et Orne Lorraine Confluences.

Ces territoires ne vivent pas les problématiques frontalières avec la même intensité. La croissance démographique et la pression résidentielle ne concernent, in fine, qu’une partie de leur territoire et tendent à croître avec l’accroissement de l’attraction luxembourgeoise.

Pour conclure

La géographie des frontaliers révèle que les frontaliers ne se répartissent pas de manière homogène dans l’espace nord-lorrain et qu’ils privilégient la proximité de la frontière, celle de grandes infrastructures de transport (gares, autoroutes) ou des pôles d’équipements et de services.

Ces choix ont des impacts multiples sur les territoires nord-lorrains en matière de mobilité, d’accès au logement, de demande en équipements, de pression sur les écosystèmes écologiques, de cohésion sociale, etc.