L’évolution des frontaliers français depuis 2015

Source : IGSS, calculs AGAPE

Le PETR du Grand Verdun est moins exposé au phénomène frontalier : +665 frontaliers sur 10 ans dont +720 travailleurs frontaliers vers le Luxembourg, contrebalancés par une perte plus faible des travailleurs vers la Belgique (-93).

Source : IGSS, calculs AGAPE

À l’échelle communale, Thionville enregistre la plus forte progression du nombre de travailleurs frontaliers sur 10 ans : +2 905 nouveaux frontaliers. Elle est suivie par Villerupt (+1 335), Longwy (+1 128) et Yutz (+1 037). Ces quatre communes sont les seules du nord lorrain à dépasser le seuil de 1 000 nouveaux travailleurs frontaliers depuis 2015, et concentrent à elles seules 23 % des nouveaux frontaliers du territoire.

 Source : IGSS, calculs AGAPE

Pour conclure

Bien que le Grand Est enregistre une hausse de 63% du nombre de travailleurs frontaliers en 10 ans, avec +66% le territoire du nord Lorrain reste encore plus attractif. Sa dynamique est portée notamment par Thionville-Fensch Agglomération, l’intercommunalité qui affiche la plus forte évolution de la région.

 

Le travailleur frontalier vers le Luxembourg demeure le vecteur de la hausse du nombre de travailleurs frontaliers sur le territoire. En effet, le spectre de l’Allemagne ne touche que l’est du territoire, celui de la Belgique le nord-est, et les deux sont en déclin sur la dernière décennie.

 

Ces tendances confirment que le travail frontalier reste un sujet d’actualité constant, et qu’il tend à toucher des territoires de plus en plus éloignés des frontières, comme le montrent également les études concernant les mobilités routières et ferroviaires.